L’aménagement d’une cuisine ouverte représente l’un des défis les plus stimulants de l’architecture d’intérieur moderne. Cette configuration, devenue incontournable dans nos habitations contemporaines, transforme radicalement notre rapport à l’espace domestique en créant une continuité fluide entre les zones de préparation culinaire et de vie sociale. Pourtant, réussir cette intégration sans sacrifier la fonctionnalité ni créer une sensation de chaos visuel demande une approche méthodique et réfléchie.

La clé du succès réside dans l’art subtil de délimiter sans cloisonner, de créer des frontières invisibles qui structurent l’espace tout en préservant son ouverture. Cette philosophie d’aménagement nécessite une compréhension approfondie des flux de circulation, des besoins ergonomiques et des impératifs techniques spécifiques aux cuisines ouvertes. Comment concilier l’intimité nécessaire à la préparation des repas avec la convivialité d’un espace partagé ? Quelles solutions techniques permettent de maîtriser les nuisances sonores et olfactives inhérentes à cette configuration ?

Délimitation des zones fonctionnelles par le mobilier et l’éclairage directionnel

La structuration d’une cuisine ouverte repose avant tout sur une stratégie de zonage invisible qui utilise le mobilier et l’éclairage comme outils de délimitation spatiale. Cette approche permet de créer des frontières psychologiques sans recourir à des cloisons physiques, préservant ainsi la fluidité visuelle caractéristique des espaces ouverts. L’objectif consiste à établir une hiérarchie claire entre les différentes fonctions : préparation, cuisson, rangement, socialisation et détente.

Installation d’îlots centraux avec plans de travail en quartz caesarstone

L’îlot central constitue l’élément architectural majeur d’une cuisine ouverte réussie. Son positionnement stratégique au cœur de l’espace crée naturellement une transition douce entre la zone technique et l’espace de vie. Les plans de travail en quartz Caesarstone offrent une résistance exceptionnelle aux rayures, à la chaleur et aux taches, tout en proposant une esthétique raffinée qui s’harmonise parfaitement avec les codes du design contemporain. Leur épaisseur généreuse (généralement 20 à 30 mm) confère une présence architecturale forte qui structure visuellement l’espace.

La dimension optimale d’un îlot varie selon la superficie totale de la pièce, mais respecte généralement des proportions de 120 à 240 cm de longueur pour 80 à 100 cm de largeur. Cette configuration permet d’intégrer des fonctions multiples : espace de préparation côté cuisine, bar de dégustation côté salon, et rangements sur toute la périphérie. L’intégration d’équipements comme une plaque de cuisson à induction ou un évier facilite les tâches culinaires tout en maintenant une interaction constante avec les convives.

Intégration de suspensions artemide tolomeo au-dessus des zones de cuisson

L’éclairage directionnel joue un rôle fondamental dans la définition des territoires au sein d’un espace ouvert. Les suspensions Artemide Tolomeo, avec leur design iconique et leur bras articulé, permettent un éclairage précis des zones de travail tout en créant un marquage visuel fort. Positionnées à une hauteur de 70 à 80 cm au-dessus du plan de trav

…ail, elles dessinent une véritable piste lumineuse au-dessus du linéaire de cuisine ou de l’îlot, signalant clairement la zone de cuisson. En choisissant des ampoules à température de couleur autour de 3000 à 3500 K, vous obtenez une lumière suffisamment chaude pour rester agréable dans le salon, mais assez neutre pour garantir un bon rendu des couleurs des aliments. Il est pertinent d’intégrer un variateur d’intensité afin d’augmenter la puissance en phase de préparation, puis de la réduire une fois le repas prêt, lorsque la cuisine ouverte se fait plus discrète et que l’ambiance du séjour prend le relais.

D’un point de vue pratique, veillez à respecter une distance minimale de 60 cm entre les suspensions et le plan de cuisson pour des raisons de sécurité et de confort visuel. Dans une grande pièce de vie, multiplier les points lumineux (deux ou trois Tolomeo alignées au-dessus d’un îlot par exemple) permet de rythmer l’espace comme un boulevard éclairé, tout en évitant l’effet « projecteur unique » peu flatteur. Pensées comme des balises, ces suspensions deviennent alors de véritables repères visuels qui hiérarchisent la cuisine par rapport au salon, sans créer de rupture brutale.

Positionnement stratégique de banquettes l-shaped pour séparer cuisine et salon

La banquette en L, souvent associée au coin repas, est également un outil puissant pour scénariser les limites entre cuisine et salon. Placée à la jonction des deux espaces, elle agit comme une ligne de partage douce : côté cuisine, elle encadre la table pour les repas du quotidien ; côté salon, son dossier forme un « dos » structurant contre lequel peut venir se caler un meuble bas, un tapis ou même un canapé. Ce dispositif crée une transition physique et visuelle sans ériger un mur.

Pour optimiser la circulation dans une cuisine ouverte, prévoyez un dégagement d’au moins 90 cm autour de la banquette L-shaped, notamment du côté de la cuisine pour permettre d’ouvrir les tiroirs et d’accéder aisément aux plans de travail. L’assise peut intégrer des coffres de rangement, idéals pour stocker linge de table, petit électroménager ou vaisselle supplémentaire, ce qui libère la cuisine et évite l’encombrement visuel. Dans un petit appartement, cette solution hybride remplace avantageusement un mur porteur disparu en jouant le rôle de « muret meublé » qui dessine les volumes.

D’un point de vue esthétique, choisissez pour cette banquette des revêtements qui dialoguent avec les deux univers : un tissu résistant aux taches (type tissu technique déperlant) côté cuisine, dans une teinte coordonnée aux façades, et des coussins plus chaleureux rappelant le textile du canapé côté salon. Vous créez ainsi un pont visuel entre les deux atmosphères. En installant une applique ou une suspension dédiée au-dessus de la table attenante, vous renforcez encore ce sentiment de « zone à part » au sein de la grande pièce ouverte.

Utilisation de spots LED encastrés philips hue pour zonage lumineux

Les spots LED encastrés Philips Hue constituent une solution de choix pour un zonage lumineux ultra précis dans une cuisine ouverte. Grâce à la variation de couleur et d’intensité, vous pouvez dessiner différents scénarios lumineux pour chaque fonction : lumière blanche froide (4000 à 4500 K) pour la préparation des repas, blanc chaud (2700 K) pour les moments de détente dans le salon, ou intensité réduite pour une ambiance conviviale autour de l’îlot. En pilotant ces scénarios via une application ou un interrupteur connecté, vous adaptez l’ambiance en un clic.

Concrètement, il est pertinent de densifier le maillage de spots au-dessus des zones techniques (plaques, évier, plan de travail) en les espaçant d’environ 60 à 80 cm, puis d’espacer davantage au-dessus du salon pour un éclairage plus diffus. Les faisceaux orientables permettent d’éviter l’éblouissement sur la télévision ou les vitrages, tout en mettant en valeur certains éléments architecturaux comme une crédence en grès cérame ou un mur de rangements toute hauteur. Vous créez ainsi un véritable « plan de lumière » qui structure la cuisine ouverte sans ajout de cloison.

Au-delà du confort, cette gestion fine de la lumière participe à la perception d’ordre et de calme dans un espace multifonction. En soirée, diminuer la température de couleur et l’intensité dans l’ensemble de la pièce, tout en conservant une lumière fonctionnelle basse dans la cuisine, permet de faire « reculer » visuellement la zone de préparation pour que le salon reprenne le premier rôle. La lumière devient alors l’équivalent d’un rideau virtuel qui s’ouvre ou se ferme sur la cuisine selon les moments de la journée.

Choix des matériaux et revêtements pour optimiser la continuité visuelle

Dans une cuisine ouverte sur salon, le choix des matériaux ne se limite plus à la seule performance technique : il devient un levier essentiel de continuité visuelle et de cohérence globale. Comment éviter l’effet patchwork entre un espace technique très équipé et un séjour plus chaleureux ? En travaillant les revêtements comme une palette unique, que l’on décline avec subtilité d’un côté et de l’autre. L’objectif est de lire la pièce comme un tout, tout en identifiant intuitivement les différentes fonctions.

Matériaux de sol, de plans de travail, crédences et peintures murales dialoguent pour créer une ligne directrice. Vous pouvez par exemple choisir un sol commun pour les deux espaces et différencier cuisine et salon par les matières verticales, ou au contraire jouer un contraste de sols tout en reliant l’ensemble par une même gamme chromatique. La cuisine ouverte devient alors le prolongement logique du salon, à la manière d’une scène dont la partie technique serait volontairement esthétisée.

Application de béton ciré mercadier sur sols pour unifier les espaces

Le béton ciré Mercadier s’impose comme une solution particulièrement adaptée pour unifier les sols d’une cuisine ouverte et du salon. Appliqué en continu, sans joints apparents, il crée un effet de plateau qui agrandit visuellement la pièce et renforce l’impression de volume. Sa finition légèrement nuancée apporte une profondeur subtile, bien loin de l’aspect froid que l’on associe parfois au béton brut. Vous obtenez ainsi un fond neutre, élégant, qui met en valeur le mobilier sans voler la vedette.

D’un point de vue technique, le béton ciré Mercadier est compatible avec les contraintes d’une cuisine : il est résistant à l’usure, aux taches (après traitement de protection adapté) et convient parfaitement à un chauffage au sol. Il est toutefois crucial de soigner la préparation du support et d’opter pour une finition hydrofuge renforcée dans la zone de cuisine, plus exposée aux projections. Dans le salon, une finition légèrement plus mate permettra de limiter les reflets et de renforcer la dimension cosy.

Sur le plan décoratif, le nuancier Mercadier offre une large palette de gris chauds, beiges ou teintes minérales que vous pouvez accorder avec les façades de cuisine et les textiles du séjour. En choisissant une teinte intermédiaire – ni trop claire, ni trop foncée – vous évitez l’effet salissant tout en conservant une grande luminosité. Le sol devient alors le fil conducteur qui relie cuisine ouverte et salon, comme un tapis géant sur lequel viennent se poser îlot, canapé et table basse.

Installation de crédences en grès cérame grand format marazzi

La crédence en grès cérame grand format Marazzi joue un double rôle dans une cuisine ouverte : elle protège les murs des projections, tout en constituant un marqueur esthétique visible depuis le salon. Les formats XXL (jusqu’à 120 × 278 cm) réduisent au minimum les joints, ce qui facilite l’entretien et offre un rendu visuel très épuré, proche de la pierre naturelle ou du marbre selon les collections choisies. Vous pouvez ainsi introduire une matière forte sans alourdir la lecture de l’ensemble.

Dans une perspective de continuité visuelle, il est intéressant de prolonger ponctuellement ce grès cérame dans le salon : en habillant le pourtour d’une cheminée, un piètement de meuble TV ou un encadrement de niche, vous créez des rappels qui unifient l’espace. Une crédence aspect terrazzo dans la cuisine pourra par exemple se retrouver en plateau de table basse, tandis qu’un décor marbre dans les tons clairs pourra suivre jusqu’à une étagère murale côté séjour. La cuisine ne semble plus « collée » au salon, mais conçue avec lui.

Sur le plan pratique, le grès cérame Marazzi se distingue par sa résistance aux chocs, aux rayures et aux fortes températures, des qualités indispensables derrière une plaque de cuisson ou autour d’un évier. Associé à un plan de travail technique (quartz, Dekton, céramique), il compose un ensemble performant qui supporte un usage intensif sans perdre de sa superbe, même dans une cuisine ouverte très sollicitée au quotidien.

Sélection de plans de travail en dekton cosentino résistants aux taches

Le Dekton Cosentino est l’un des matériaux les plus aboutis pour un plan de travail dans une cuisine ouverte, où la durabilité et l’esthétique doivent se conjuguer sans compromis. Composé d’un mélange sophistiqué de matières premières utilisées pour fabriquer verre, porcelaine et quartz, il offre une résistance remarquable aux taches, à la chaleur (jusqu’à 300 °C environ) et aux rayures. Vous pouvez poser un plat chaud ou découper directement sur le plan sans crainte, ce qui limite les accessoires visibles sur la surface et contribue à une esthétique épurée.

Dans une démarche de continuité entre cuisine et salon, le Dekton peut se prolonger en retour snack, en plateau de table de repas ou en console adossée au canapé. En optant pour une même finition – par exemple un décor pierre sombre ou marbre veiné – vous tissez un lien visuel fort entre les deux zones. L’îlot devient alors une pièce maîtresse qui fait le lien entre l’univers culinaire et l’espace de vie, à la manière d’un mobilier monolithique qui structure la scène.

Le catalogue Dekton propose une grande variété de textures (mates, satinées, texturées) et de nuances, permettant de s’adapter aussi bien aux ambiances minimalistes qu’aux atmosphères plus chaleureuses. Associer un Dekton clair à un béton ciré légèrement plus foncé au sol, complété par des façades en bois, crée par exemple une cuisine ouverte lumineuse et intemporelle. Vous obtenez une base solide et stable autour de laquelle vous pouvez faire évoluer la décoration du salon sans devoir tout repenser.

Harmonisation des peintures murales avec nuancier farrow & ball

Les peintures murales jouent un rôle décisif dans la perception d’unité entre cuisine ouverte et salon. Le nuancier Farrow & Ball, réputé pour ses teintes profondes et subtilement pigmentées, offre une base idéale pour travailler des ambiances cohérentes. Plutôt que d’opposer radicalement les deux zones, il est souvent plus pertinent de construire un camaïeu : un vert grisé dans la cuisine, légèrement plus soutenu, pourra faire écho à un vert plus doux dans le salon, créant une continuité sans monotonie.

Dans la zone de cuisine, privilégiez les finitions lessivables (type Modern Emulsion) qui résistent mieux aux projections et aux nettoyages fréquents. Sur les murs plus éloignés des sources de chaleur et d’humidité, notamment côté séjour, une finition légèrement plus mate apportera un confort visuel supplémentaire. Vous pouvez également souligner certaines lignes architecturales – retour de cloison, encadrement de verrière, niche au-dessus d’un banc – par une couleur accent, ce qui aide à structurer l’espace ouvert.

Enfin, n’hésitez pas à faire dialoguer la couleur des murs avec celle des meubles de cuisine et des textiles du salon. Un bleu profond sur un pan de mur de cuisine pourra se retrouver en coussins sur le canapé, tandis qu’un beige chaud sur le reste des murs unifiera l’ensemble. Comme les différentes notes d’une même partition, ces teintes coordonnées participent à créer une ambiance maîtrisée où la cuisine, même très équipée, ne fait pas « tache » dans le paysage du séjour.

Systèmes de ventilation et extraction adaptés aux cuisines ouvertes

Si l’esthétique et la continuité visuelle sont essentielles dans une cuisine ouverte, la maîtrise des odeurs et de la qualité de l’air est tout aussi cruciale. Une cuisson prolongée de poisson, un plat mijoté plusieurs heures… sans ventilation performante, l’ensemble du salon en subit les conséquences. Pour que votre cuisine ouverte reste agréable à vivre au quotidien, il est indispensable de penser la ventilation comme un véritable système, combinant hotte, VMC et, si besoin, purification d’air.

Cette approche globale permet non seulement de limiter la diffusion des graisses et des odeurs, mais aussi de préserver la qualité de l’air intérieur, enjeu de plus en plus central dans l’habitat contemporain. Bien dimensionnés, ces dispositifs techniques s’intègrent discrètement à l’architecture, sans nuire au design de la pièce à vivre. Ils constituent en quelque sorte les coulisses invisibles d’une cuisine ouverte réussie.

Installation de hottes aspirantes îlot elica avec débit 800 m³/h minimum

Dans une configuration avec îlot central ou péninsule, la hotte aspirante îlot Elica est souvent la première ligne de défense contre les odeurs de cuisson. Pour une cuisine ouverte sur salon de taille moyenne (30 à 40 m²), il est recommandé de viser un débit minimum de 800 m³/h afin d’assurer un renouvellement efficace de l’air. Cette capacité permet de capturer rapidement les vapeurs avant qu’elles ne se diffusent dans le reste de la pièce, en particulier lors des cuissons à feu vif.

La hauteur d’installation joue un rôle déterminant : comptez généralement 60 à 70 cm au-dessus d’une plaque induction et jusqu’à 75 cm au-dessus d’une plaque gaz pour concilier efficacité d’aspiration et ergonomie. De nombreux modèles Elica intègrent des filtres à graisse métalliques lavables au lave-vaisselle et, en mode recyclage, des filtres à charbon de haute performance. Dans l’idéal, privilégiez toutefois un mode évacuation vers l’extérieur dès que la configuration du logement le permet, plus efficace sur le long terme.

Enfin, dans une cuisine ouverte où la hotte est visible depuis le salon, le design et le niveau sonore deviennent des critères clés. Des modèles à moins de 60 dB en puissance maximale et autour de 40 dB en vitesse normale garantissent un confort acoustique acceptable, même lorsque vous discutez avec vos invités ou regardez un film. La hotte devient alors un objet design assumé, plutôt qu’une contrainte technique.

Mise en place de VMC double flux atlantic pour renouvellement d’air

Si la hotte traite les odeurs ponctuelles liées à la cuisson, la VMC double flux Atlantic s’occupe du renouvellement permanent de l’air dans le logement. Dans une cuisine ouverte, où les sources de vapeur, de graisse et d’humidité sont concentrées dans une zone très fréquentée, ce dispositif est un allié précieux. La VMC double flux permet d’extraire l’air vicié tout en insufflant de l’air neuf préchauffé, ce qui améliore le confort thermique et réduit les pertes d’énergie.

Concrètement, des bouches d’extraction sont installées dans la cuisine (et les pièces humides), tandis que des bouches d’insufflation se situent dans les pièces de vie comme le salon et les chambres. L’air circule ainsi de façon maîtrisée, de la zone la plus propre vers la plus polluée, évitant les flux désordonnés de l’air. Dans le cadre d’une rénovation, l’anticipation des réseaux de gaines et des emplacements de bouches est essentielle pour conserver un plafond le plus épuré possible dans la pièce de vie.

Les VMC double flux Atlantic modernes proposent souvent des réglages fins adaptés aux besoins réels (détection d’humidité, de CO₂, programmation horaire). Vous pouvez donc augmenter ponctuellement le débit lors d’une grosse séance de cuisine, puis revenir à un niveau plus bas le reste du temps. Résultat : une cuisine ouverte plus saine, sans sensation de courant d’air, et une qualité d’air intérieur maîtrisée sur le long terme.

Intégration de systèmes de purification d’air dyson pure cool

Dans certaines configurations (appartement sans possibilité d’évacuation extérieure, cuisine ouverte sur un séjour très compact, présence d’allergies), l’ajout d’un purificateur d’air Dyson Pure Cool apporte une couche de confort supplémentaire. Dotés de filtres HEPA capables de capturer jusqu’à 99,95 % des particules ultrafines (pollens, fumées, poussières), ces appareils permettent de filtrer l’air résiduel que ni la hotte ni la VMC ne traitent complètement.

Installé à une distance d’environ 2 à 3 mètres de la zone de cuisson, dans une zone de passage entre cuisine et salon, le Dyson Pure Cool brasse l’air de manière homogène sans créer de courant d’air désagréable. Son design épuré facilite son intégration dans des intérieurs contemporains, et son niveau sonore maîtrisé sur les vitesses basses permet une utilisation en continu, même en soirée. C’est un peu l’équivalent d’un « filet de sécurité » pour votre qualité d’air, particulièrement pertinent dans les logements urbains.

En complément de la lutte contre les odeurs de cuisine, ce type de système contribue aussi à réduire les polluants intérieurs (COV issus des peintures, poussières fines, etc.). Dans une grande pièce de vie décloisonnée, souvent espace principal de séjour, de télétravail et de repas, cette polyvalence est loin d’être anecdotique. Vous créez ainsi un environnement plus sain, cohérent avec les exigences actuelles en matière de bien-être à la maison.

Positionnement optimal des bouches d’extraction selon norme NF DTU 68.3

Pour que les dispositifs de ventilation tiennent leurs promesses, leur implantation doit respecter les préconisations techniques, notamment celles de la norme NF DTU 68.3. Dans une cuisine ouverte, il est recommandé de placer les bouches d’extraction en partie haute, à proximité des zones de cuisson et d’évier, tout en veillant à ne pas perturber le fonctionnement de la hotte. L’idée est de capter les vapeurs résiduelles et l’humidité, sans court-circuiter le flux d’air que la hotte aspire directement au-dessus des plaques.

Une erreur fréquente consiste à placer une bouche d’extraction trop près de la hotte, ce qui diminue l’efficacité de cette dernière en détournant une partie des fumées. Il est préférable de répartir les bouches dans la cuisine et éventuellement dans la zone repas attenante, en fonction de la configuration des lieux. De même, les bouches d’insufflation (dans le cas d’une VMC double flux) doivent être positionnées plutôt côté salon, afin que l’air neuf traverse la cuisine avant d’être extrait.

Travailler avec un professionnel habitué aux cuisines ouvertes permet de concilier contraintes réglementaires et qualité architecturale. Les grilles peuvent, par exemple, être intégrées dans un faux plafond, dans le retour d’un coffrage ou au-dessus de menuiseries sur mesure, afin de rester aussi discrètes que possible. Vous obtenez ainsi une ventilation efficace, mais visuellement effacée, parfaitement compatible avec une esthétique contemporaine soignée.

Solutions de rangement modulaires pour maximiser l’espace disponible

Dans une cuisine ouverte, le rangement n’est pas qu’une question de capacité : il conditionne directement la lisibilité visuelle de l’ensemble de la pièce. Un plan de travail encombré ou des étagères surchargées se voient immédiatement depuis le salon et donnent une impression de désordre généralisé. Pour éviter cet effet, il est essentiel de miser sur des solutions de rangement modulaires, capables de s’adapter à vos usages et d’évoluer avec le temps.

Exploiter toute la hauteur sous plafond, privilégier les meubles bas fermés côté salon, multiplier les aménagements intérieurs (tiroirs coulissants, colonnes extractibles, accessoires suspendus) : autant de leviers pour garder une cuisine ouverte fluide et ordonnée. Les fabricants proposent aujourd’hui des gammes de modules compatibles entre cuisine et séjour, permettant de concevoir des ensembles continus où les colonnes de cuisine se prolongent en bibliothèque ou en meuble TV, sans rupture de style.

Intégration de l’électroménager encastrable dans l’architecture globale

L’électroménager occupe une place centrale dans la cuisine, mais dans une configuration ouverte, il doit savoir se faire discret. Fours, lave-vaisselle, réfrigérateur et même hotte peuvent être encastrés ou intégrés dans des blocs de rangement qui reprennent les codes du mobilier du salon. Cette approche permet d’éviter l’effet « mur d’appareils » et de conserver une esthétique homogène lorsque vous levez les yeux de votre canapé.

Privilégiez les appareils en version intégrable, avec façade coordonnée au reste des meubles, pour les éléments les plus visibles. Les colonnes toute hauteur peuvent accueillir four, micro-ondes combiné et réfrigérateur intégrable, tandis que le lave-vaisselle disparaît totalement derrière un panneau assorti. Dans un îlot, des prises escamotables permettent de brancher ponctuellement de petits appareils, puis de retrouver une surface totalement lisse une fois le repas terminé.

De plus en plus de marques développent des lignes d’électroménager au design minimaliste (boutons affleurants, écrans sobres, finitions noires mates) qui dialoguent naturellement avec un salon contemporain. En pensant l’implantation de ces appareils dès la phase de conception globale, vous évitez de devoir composer plus tard avec des contraintes techniques inesthétiques (câbles visibles, aérations mal placées) qui viendraient perturber la lecture de l’espace.

Gestion acoustique et isolation phonique entre espaces de vie

Dernier enjeu, souvent sous-estimé : l’acoustique. Dans une cuisine ouverte, les bruits de vaisselle, de hotte ou d’électroménager se propagent librement vers le salon. Pour préserver le confort de tous, surtout dans les intérieurs où l’on télétravaille ou où les rythmes de vie diffèrent, il est indispensable de réfléchir à la gestion phonique dès la conception. L’objectif n’est pas de recréer une isolation totale, impossible sans cloison, mais de limiter la réverbération et d’atténuer les nuisances.

Le choix d’appareils silencieux constitue la première étape (lave-vaisselle et hotte à bas niveau sonore, réfrigérateur à compresseur optimisé). Ensuite, le traitement des surfaces joue un rôle clé : tapis épais dans le salon, rideaux lourds, panneaux acoustiques décoratifs ou plafonds suspendus contribuent à casser la réverbération typique des grandes pièces ouvertes. Un peu comme dans une salle de concert, il s’agit de trouver le bon équilibre entre surfaces dures (faciles à nettoyer dans la cuisine) et surfaces absorbantes (plus présentes dans le salon).

Des solutions plus techniques peuvent également être envisagées : cloisons demi-hauteur doublées d’isolant, verrières avec vitrage feuilleté pour filtrer les bruits les plus forts, ou encore portes coulissantes toute hauteur que l’on ferme ponctuellement lors des cuissons les plus odorantes et bruyantes. En combinant ces différentes approches, vous créez une cuisine ouverte réellement agréable à vivre, où l’on profite de la convivialité des grands volumes sans subir les inconvénients sonores au quotidien.